<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6488716870161453256</id><updated>2012-02-16T17:46:17.117-08:00</updated><category term='Musique'/><category term='Gourmandise'/><category term='Cinema'/><category term='Publicites'/><title type='text'>Esprit Gourmand</title><subtitle type='html'>Les vrais gourmands lisent en remuant&lt;br&gt; les lèvres pour déguster les Mots</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://esprit-gourmand.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6488716870161453256/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esprit-gourmand.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Fabrice Retailleau Copywriter</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_3FH4u2FGOgw/SXxvF4xDBrI/AAAAAAAAAAk/Xxhc6uRhsaE/S220/fab420.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>3</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6488716870161453256.post-6103298715700210888</id><published>2010-08-08T18:38:00.000-07:00</published><updated>2010-08-09T01:25:15.950-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gourmandise'/><title type='text'>La gourmandise est-elle un péché ?</title><content type='html'>La gourmandise est un désir d'aliments jugés particulièrement agréables, que certains moralistes et certaines doctrines religieuses peuvent considérer comme un défaut ou une faute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les religions abrahamiques, la gourmandise est opposée aux enseignements de modération. Dans la religion chrétienne, la gourmandise est un des sept péchés capitaux et s'oppose à la tempérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XIXe siècle, des Français établissent une distinction entre gourmandise et goinfrerie, considérant la première comme une qualité, la seconde comme un défaut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gourmandise se distingue de la boulimie en ce qu'elle est associée au plaisir suscité par la consommation des aliments et n'est pas pathologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La gourmandise chez les Anciens&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aristote, dans analyse des vertus théologales héritée de Platon, associe la gourmandise à un vice opposé à la tempérance et qu'il reproche particulièrement aux enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l'épicurisme, la gourmandise, et en tant qu'elle habitue son sujet à un plaisir non nécessaire, s'oppose à la recherche du bonheur et à l'ataraxie. Varron défend la position d'Épicure en la matière : « Il ne ressemblait pas à nos débauchés, pour lesquels la cuisine est la mesure de la vie. »&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La vertu &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étymologiquement, gourmandise vient de gourmand, et le gourmand est généralement défini comme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- quelqu'un qui mange avec avidité; qui aime les bons morceaux&lt;br /&gt;2- quelqu'un qui est avide de connaitre; qui aime&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ce qui démontre l'ambivalence du terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Émile Littré annonce comme synonymes : « GOURMAND, GOINFRE, GOULU, GLOUTON. Le défaut commun exprimé par ces termes est celui de manger sans modération. Le gourmand est celui qui aime à manger. Le goinfre est un gourmand dont la gourmandise a quelque chose d'ignoble et de repoussant. Le goulu est celui qui jette dans sa goule ou bouche ce qu'il mange ; il n'y a pas dans ce mot l'idée de plaisir et de discernement en mangeant. Le glouton est celui qui engloutit, et est par conséquent très voisin du goulu. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Péché depuis des siècles, la gourmandise devient vertu au XIXe siècle, grâce à la publication de La Physiologie du goût, Méditations de gastronomie transcendante de Brillat-Savarin. Dans le chapitre Méditation XI, il écrit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J'ai parcouru les dictionnaires au mot Gourmandise, et je n'ai point été satisfait de ce que j'y ai trouvé. Ce n'est qu'une confusion perpétuelle de la gourmandise proprement dite avec la gloutonnerie et la voracité : d'où j'ai conclu que les lexicographes, quoique très estimables d'ailleurs, ne sont pas de ces savants aimables, qui embouchent avec grâce une aile de perdrix au suprême, pour l'arroser, le petit doigt en l'air, d'un verre de vin de Laffite ou du Clos-Vougeot. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ils ont oublié, complètement oublié la gourmandise sociale, qui réunit l'élégance athénienne, le luxe romain et la délicatesse française, qui dispose avec sagacité, fait exécuter savamment, savoure avec énergie, et juge avec profondeur : qualité précieuse, qui pourrait bien être une vertu, et qui est du moins bien certainement la source de nos plus pures jouissances. Définissons donc et entendons-nous. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    &lt;blockquote&gt;« La gourmandise est une préférence passionnée, raisonnée et habituelle pour les objets qui flattent le goût. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    « La gourmandise est ennemie des excès ; tout homme qui s'indigère ou s'ennivre court risque d'être rayé des contrôles. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    « La gourmandise comprend aussi la friandise, qui n'est autre que la même préférence appliquée aux mets légers, délicats, de peu de volume, aux confitures, aux pâtisseries, etc. C'est une modification introduite en faveur des femmes et des hommes qui leur ressemblent. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Sous quelque rapport qu'on envisage la gourmandise, elle ne mérite qu'éloge et encouragement. »&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;(Suit l'étude de la gourmandise sur le plan physique, au moral, en rapport avec l'économie politique, la fiscalité et le pouvoir...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre Dumas père indique aussi dans son Grand dictionnaire de cuisine :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A côté de cette gourmandise, qui est celle des estomacs robustes, il y a celle que nous pourrions nommer la gourmandise des esprits délicats : c'est celle que chante Horace et que pratique Lucullus ; c'est le besoin qu'éprouvent certains amphitryons de réunir chez eux quelques amis, jamais moins nombreux que les Grâces, jamais plus nombreux que les Muses, amis dont ils s'efforcent de satisfaire les goûts et de distraire les préoccupations. C'est, parmi les modernes, celle des Grimod de la Reynière et des Brillat Savarin. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une vertu sociale &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Fourier affirme qu'« aucune passion n'a été plus mal envisagée que la gourmandise » et affirme que Dieu a assigné un rôle éminent à cette qualité dans le mécanisme qu'il destine aux humains. Il souligne que la gourmandise n'est affaire de oisifs, de dépenses et d'excès que parce qu'elle n'est pas liée directement à l'industrie et au producteur qui ne peut y gouter. Fourrier s'étend abondamment sur la vertu de la gourmandise en tant que premier moyen éducatif destiné à améliorer le fonctionnement de la société. Dans son régime utopique, « le plupart des vices dégradants selon nos meurs, comme la gourmandise, deviennent voie d'émulation industrielle, de sorte que les raffinements gastronomiques y sont encouragés comme ressorts de sagesse ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6488716870161453256-6103298715700210888?l=esprit-gourmand.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6488716870161453256/posts/default/6103298715700210888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6488716870161453256/posts/default/6103298715700210888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esprit-gourmand.blogspot.com/2008/08/la-gourmandise-est-elle-un-peche.html' title='La gourmandise est-elle un péché ?'/><author><name>Fabrice Retailleau Copywriter</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_3FH4u2FGOgw/SXxvF4xDBrI/AAAAAAAAAAk/Xxhc6uRhsaE/S220/fab420.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6488716870161453256.post-7594341458324383812</id><published>2010-07-17T00:49:00.000-07:00</published><updated>2010-08-09T06:03:43.744-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Publicites'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Philippe Katerine aime la banane</title><content type='html'>La banane est le fruit, ou baie dérivant de l’inflorescence du bananier. Les bananes sont les fruits climactériques très généralement stériles issus de variétés domestiquées. Les fruits des bananiers sauvages possèdent des graines et sont généralement jaunes lorsqu'elles sont mûres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://degustez.blogspot.com/" title="Dégustez une Banane"&gt;&lt;img src="http://asset.soup.io/asset/0991/2590_c042.jpeg" alt="Dégustez une Banane" width="100%" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bananes constituent un élément essentiel du régime alimentaire de certains pays développés et constituent une nourriture de base pour des millions de personnes sous les tropiques. Le mot banane est dérivé du portugais, lui-même probablement emprunté au bantou de Guinée et de l’arabe banane signifie doigts, dans l’expression en portugais Figuera Banana, « figuier portant bananes ». Elle est appelée « figue » en créole à la Réunion et aux Antilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://scopitones.blogspot.com/" title="Katerine pose avec ses parents"&gt;&lt;img src="http://asset.soup.io/asset/0991/2645_825b.jpeg" alt="Katerine pose avec ses parents" width="100%" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le dernier clip du trublion vendéen est fruité, estival et peu vêtu...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne présente plus le célèbre Philippe Katerine qu'on aime ou qu'on déteste. C'est un personnage à part entière qui ne laisse pas indifférent. Après la chanson "Louxor, j'adoreeeeeee", le déjanté Philippe est nu sur la plage entrain de chanter avec sa banane. Alors un petit goûter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="460" height="384" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="quality" value="high" /&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"/&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"/&gt;&lt;param name="flashvars" value="vID=3aeb587590&amp;autostart=false" /&gt;&lt;param name="name" value="guPlayer-3aeb587590" /&gt;&lt;param name="src" value="http://files.indavideo.hu/player/gup.swf?b=1009" /&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#666666" /&gt;&lt;embed flashvars="vID=3aeb587590&amp;autostart=false" src="http://files.indavideo.hu/player/gup.swf?b=1009" quality="high" wmode="transparent" bgcolor="#666666" width="460" height="384" name="guPlayer-3aeb587590" align="middle" allowScriptAccess="always" allowFullScreen="true" type="application/x-shockwave-flash" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" &gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Fidèle à lui-même, Philippe Katerine livre un clip totalement déluré. On le voit vêtu d'un simple voile de tulle, faisait le show sur la plage des Sables Blancs de Locquirec en Bretagne et improvisant une danse pour le moins étrange! Par ailleurs, pour ce film, Philippe Katerine a pu compter sur la participation de 500 figurants venus en famille armés de banane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Il existe deux grands type de banane d’un point de vue alimentaire, des bananes douces ou bananes dessert et celui des bananes à cuire, parmi lesquelles les bananes plantains occupent une place prépondérante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La banane sert à la fabrication de bières locales dans de nombreux pays africains (kasiksi, bière de banane) ainsi que de bières artisanales ou industrielles dans les pays à tradition brassicole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La banane est un fruit très énergétique (90 kilo calories/100 g) et très riche en potassium dont elle peut couvrir les besoins quotidiens. Nutritive, facile à digérer, elle est riche en hydrates de carbone, phosphore, calcium, fer, vitamines A, B et C. Son goût est dû à l’acétate d’isoamyle. Elle est aussi vendue sous forme de nectar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fleur de banane (babafigue) est également consommée par exemple à La Réunion en accompagnement du carry.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sources Pertinentes :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://scopitones.blogspot.com/"&gt;Scopitones&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://vintage-advertising.blogspot.com/"&gt;Vintage Advertising&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://esprit-creatif.blogspot.com/"&gt;Esprit Créatif&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6488716870161453256-7594341458324383812?l=esprit-gourmand.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6488716870161453256/posts/default/7594341458324383812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6488716870161453256/posts/default/7594341458324383812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esprit-gourmand.blogspot.com/2010/07/philippe-katerine-aime-la-banane.html' title='Philippe Katerine aime la banane'/><author><name>Fabrice Retailleau Copywriter</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_3FH4u2FGOgw/SXxvF4xDBrI/AAAAAAAAAAk/Xxhc6uRhsaE/S220/fab420.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6488716870161453256.post-1804781000592297007</id><published>2009-11-11T11:38:00.000-08:00</published><updated>2010-09-12T12:00:57.278-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinema'/><title type='text'>Claude Chabrol se met à table</title><content type='html'>Claude Chabrol, aussi célèbre pour son amour immodéré de la bonne chère que pour le 7e art, s’apprête à publier une étude de 57 films.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté cuisine, Chabrol se met à table (en collaboration avec Laurent Bourdon). Du Beau Serge (1959) à Bellamy (2009), il s’agit d’une fiche technique, bien sûr, mais aussi d’un décryptage où il est question de nourriture, de cuisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://esprit-gourmand.blogspot.com/" title="Claude Chabrol se met a table"&gt;&lt;img src="http://asset.soup.io/asset/1080/6450_591a.jpeg" width="400 px" alt="Claude Chabrol se met a table" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, cet ouvrage propose les vraies recettes de ces films : Charles Denner râlant devant son hachis parmentier dans Landru, Michel Serrault reprenant du fricandeau à l’oseille dans Le Fantôme du chapelier, Jacques Dutronc coupant un rôti de veau dans Merci pour le chocolat, Gérard Depardieu dévorant une pintade aux choux dans Bellamy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ces cinquante années de balades gourmandes sur grand écran, vous n’aurez que l’embarras du choix ! Le ragoût de bœuf concocté par Jean Yanne dans Que la bête meure, les écrevisses à la nage servies dans une des scènes de La Décade prodigieuse avec Orson Welles, L’Inspecteur Lavardin, incarné par le très gourmet Jean Poiret qui a une prédilection pour le poulet au vinaigre... Cela ne fait aucun doute, en parcourant cet ouvrage, l’appétit vient en lisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://asset.soup.io/asset/1080/7184_19ec.jpeg" width="400 px" alt="Claude Chabrol se met a table" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;« C’est tout simple : si les personnages de mes films ne mangent pas... Ils meurent ! » C’est dire l’importance de la nourriture dans les films de Claude Chabrol. Ainsi, après des livres comme 'La sauce était presque parfaite, 80 recettes d'après Alfred Hitchcock' ou encore 'Crèmes et châtiments, recettes délicieuses et criminelles d’Agatha Christie', vous allez pouvoir découvrir Chabrol se met à table, livre qui décortique la filmo - et les recettes du réalisateur de Poulet Au Vinaigre ! Un bouquin ma foi bien succulent, qui ravira les amateurs d’un réalisateur qui aime la bonne bouffe. 57 films... 25 recettes... 192 pages à déguster avec attention. Car comme le précise l’auteur, Laurent Bourdon, il est difficile de mentir la bouche pleine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Préfacé par Jean-Luc Petitrenaud, connu pour ses escapades gourmandes sur France 5, suivi d’une interview (trop courte !) du cinéaste, le livre nous propose ensuite des fiches très détaillées (et chronologiques) sur chaque film de Chabrol. Du célèbre Le Beau Serge à Bellamy en passant évidemment par Landru, Les Fantômes Du Chapelier ou encore La Fleur Du Mal, chaque film se voit joliment résumé et complété par une sous-rubrique « making of », bourrée d’anecdotes pétillantes entourant les acteurs, le tournage ou l’historique du film. Evidemment, il y est aussi question de ripailles : « à table » nous retrace en quelques lignes les repas partagés par les personnages...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans oublier une bonne idée qui va ravir nos papilles : l’heure de l’apparition du cinéaste, qui se cache comme vous le savez, dans chacun de ses films. Comme un certain Alfred Hitchcock... D’ailleurs avant Chabrol se met à table, Laurent Bourdon nous concotait déjà Le dictionnaire Hitchcock, qui classait par ordre alphabétique toute chose ayant un rapport de près ou de loin avec l'immense réalisateur de Psychose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, Laurent Bourdon offre une nouvelle fois une manière très originale de parler d’un cinéaste qu’il adore. La mise en page est très aérée, joliment imagée, ponctuée de sigles bien identifiables pour différencier les sous-rubriques, ce qui en fait une balade gourmande facile à lire et très agréable à feuilleter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, dernière chose, et pas des moindres : on trouve à la fin du livre 25 recettes pour réaliser et déguster le vrai plat des films ! Le hachis parmentier de Landru, la tarte aux pommes de Madame Bovary, le poulet au vinaigre de l’Inspecteur Lavardin ou encore la pintade au choux de Bellamy... Vous m’en direz des nouvelles. Chabrol se met à table, un livre délicieux à consommer sans modération... Et souvenez-vous, ici la gourmandise n’est pas un vilain défaut.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://esprit-gourmand.blogspot.com/" title="Claude Chabrol se met a table"&gt;&lt;img src="http://asset.soup.io/asset/1080/7210_75cd_500.jpeg" width="500 px" alt="Claude Chabrol se met a table" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La différence entre le gourmet et le gourmand me fait bien rigoler, il faut savoir être les deux!", affirmait Claude Chabrol selon lequel "manger et travailler bien, c'était la même chose".&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Le repas est un des rares moments où un être humain n'est pas tout à fait le même au début et à la fin. Si on fait la bonne addition ou la bonne soustraction, on arrive à comprendre les gens. A partir de là, c'est plus facile de travailler avec eux", ajoutait celui qui avait participé en 2004 à Dijon au premier festival "Cinéma et Gastronomie".&lt;/blockquote&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Il se faisait un point d'honneur à bien nourrir ses acteurs: "Avant le tournage, je fais un repas avec eux pour voir si je ne me suis pas trompé". A la fin, il régalait l'équipe de petits plats et de bons vins.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Claude Chabrol, qui a longtemps vécu en Anjou, ne cachait pas que, s'il hésitait entre deux lieux de tournage, il choisissait en fonction des restaurants du lieu: "Ce serait crétin de ne pas retenir celui où on mange le mieux, non?".&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 50, "je pouvais manger une oie entière, douze tranches de rôti de veau, ce genre de performance dont j'étais très fier", avait-il dit à Libération en 2001.&lt;br /&gt;Il se moquait volontiers de ses camarades de la Nouvelle Vague, plus austères que lui, qui mangeaient tellement mal. Une fois, il avait invité François Truffaut à se délecter d'un foie gras. "Pas mal, ton pâté...", avait commenté ce dernier. Mine affligée de Chabrol.&lt;br /&gt;Avec son scénariste fétiche, Paul Gégauff, excellent cuisinier amateur qui devait finir poignardé par sa femme, il s'amusait à inventer des recettes ou à remettre au goût du jour des recettes anciennes: "Je me rappele une nuit entière à éplucher des noisettes pour refaire un plat de François Ier".&lt;div&gt;&lt;br /&gt;En 1997, à Paris-Match, il indiquait que son plat préféré était la sole que préparait sa femme avec "cuisson à sec, à la seconde près", ainsi que le gibier, surtout le chevreau. En matière de vins, ses goûts étaient très classiques: grands bordeaux et bourgognes.&lt;br /&gt;Amusée, la critique avait l'habitude d'écrire que, par exemple, "au guide Michelin, son film aurait obtenu sa troisième étoile" ou alors que son histoire était "bien mitonnée". "Rôtisseur lui-même, il surveille avec autant d'amour la cuisson des volailles que la confection d'un long métrage", avait écrit Philippe Bouvard.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, avec l'âge et quelques alertes médicales, il devait ces dernières années se surveiller un peu et consommer, notamment, moins de chocolat.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6488716870161453256-1804781000592297007?l=esprit-gourmand.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6488716870161453256/posts/default/1804781000592297007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6488716870161453256/posts/default/1804781000592297007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esprit-gourmand.blogspot.com/2009/11/claude-chabrol-se-met-table.html' title='Claude Chabrol se met à table'/><author><name>Fabrice Retailleau Copywriter</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_3FH4u2FGOgw/SXxvF4xDBrI/AAAAAAAAAAk/Xxhc6uRhsaE/S220/fab420.png'/></author></entry></feed>
